Le mobilier, c'est la partie la plus longue et la plus émotionnellement chargée de l'inventaire. La méthode tue le drame.
La méthode pièce par pièce
On suit l'architecture du bien — étage par étage, pièce par pièce, sens horaire. Dans chaque pièce, on liste les objets dans un ordre stable : meubles principaux, mobilier secondaire, art aux murs, objets en vitrine, vaisselle, textile, livres.
Une pièce = un sous-total. Un étage = un sous-total. Le bien = un total. C'est ce qui permet de vérifier en fin de journée que rien n'a été oublié.
Les photos : ce qu'il faut faire
- Vue d'ensemble de la pièce, pour le contexte ;
- Vue individuelle de chaque lot, fond neutre, éclairage uniforme ;
- Détails techniques : signature, marques, défauts, numéros de série ;
- Échelle visible (règle ou pièce de 1€).
Constituer des lots
Tout n'a pas vocation à être inventorié unitairement. Pour la vaisselle courante, les livres en bibliothèque, le linge : on constitue des lots (« lot de vaisselle, environ 80 pièces, en bon état, 150 € »).
Pour le mobilier de valeur, l'art, les bijoux, les collections : unitairement, avec description précise, état, provenance si connue.
L'IA comme premier filtre
Succession IA utilise des modèles de vision (GPT-4o, Claude 3.5) pour reconnaître les objets, proposer une catégorie et une fourchette d'estimation. Sur 200 objets, l'IA donne en 10 minutes ce qu'un humain mettrait 3 heures à classer manuellement.
Chaque estimation est notée d'un grade de fiabilité de A à D. Vous validez ce qui est sûr, vous faites confirmer par un humain ce qui ne l'est pas.
Quand appeler le commissaire-priseur
- Lots d'art ou d'antiquités estimés > 1 500 € ;
- Bijoux estimés > 800 € ;
- Collections (vins, livres, philatélie) significatives ;
- Mobilier d'époque labellisé.
Le commissaire-priseur engage sa responsabilité professionnelle sur ses estimations, ce qui sécurise la déclaration fiscale.